Histoire
Depuis sa création en 1984, l’ACAT-Luxembourg (Action des Chrétiens pour l'Abolition de la Torture) s’engage pour l’abolition de la torture et de la peine de mort dans le monde.
L’ACAT-Luxembourg fonde son action sur l’article 5 de la Déclaration universelle des droits de l’homme: «Nul ne sera soumis à la torture, ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants.»
Sa mission consiste, d’une part, à sensibiliser le public – et notamment la communauté chrétienne – au scandale de la torture et des exécutions capitales, et d’autre part, à inciter le public à s’engager activement pour y mettre fin, quel que soit le régime politique ou le pays où ces atrocités ont lieu.
Dans son action, l’ACAT Luxembourg intervient en faveur de personnes victimes de torture ou condamnées à mort, selon des informations provenant du réseau ACAT. Cet engagement se fait sans distinction d’idéologie, de religion, d’appartenance ethnique ou d’autres caractéristiques des personnes concernées. L’ACAT intervient également en cas d’arrestations arbitraires et de procès inéquitables. Elle lutte pour les défenseurs des droits humains qui sont persécutés, et les réfugiés susceptibles d’être renvoyés dans un pays ou une région où ils risquent la torture ou la peine de mort.
Anciens Présidents
Depuis 1984, plusieurs présidents se sont succédé à la tête de l'ACAT-Luxembourg, laissant chacun leur empreinte dans l'histoire de l'association. Nous leur exprimons notre profonde gratitude pour leur engagement au service d'une cause universelle.
Président(e) & Mandat
Pierre Tourné, premier président 1985 – 1988
Robert Altmann (membre fondateur) depuis 1985
Patrick Byrne 1990 – 1994
Paule de Marcillac 1994 – 1998
Bernadette Jung 1998 – 2005
Monique Ruppert 2005 – 2008 & 2012 – 2016
Cécile Thill 2008 – 2012
Marie-Christine Ries 2016 – 2018
Christina Fabian 2018 – 2025
Patrick Hurst depuis 2025 (président actuel)

Rob Altman membre fondateur 1985
ACAT / 40e Anniversaire
La prière et l'action, pour un chrétien, sont inséparables. C'est ma conviction intime. Je la dois aussi à l'ACAT. La foi chrétienne n'est pas seulement un état d'âme, si élevé soit-il, c'est, comme la formulé l'érudit et humaniste protestant Théodore Monod, « d'abord une volonté d'agir pour faire advenir concrètement en ce monde le Royaume de Dieu ».
Lorsqu'en 1984, je fus approché pour aider à fonder la section luxembourgeoise de l'ACAT, j'assumais, au sein d'Amnesty International Luxembourg, les fonctions de coordonnateur des « actions urgentes » et de la Campagne internationale pour l'abolition de la torture. Au cours de plusieurs réunions d'information et de sensibilisation sur le thème de la torture, je n'eus aucune peine à convaincre les intéressés que chacun détient entre ses mains une parcelle de pouvoir pour lutter contre ce qui défigure l'homme. Élu président de la section luxembourgeoise d'Amnesty International en 1985, je prêtais volontiers ma signature pour sceller l'acte de naissance d'ACAT Luxembourg, convaincu qu'il fallait mettre sur pied une coalition, la plus large possible, de toutes les bonnes volontés pour combattre le fléau de la torture.
Dans ses actions l'ACAT se réfère, en particulier, à l'article 5 de la Déclaration universelle des droits de l'homme, qui stipule que « Nul ne sera soumis à la torture, ni à des peines et ou des traitements cruels, inhumains ou dégradants ». L'organisation tire également argument de l'article pour lutter pour l'abolition de la peine de mort comme violation flagrante du droit à la vie. Je me permets, dans ce contexte, d'exprimer à l'adresse de l'ACAT le souhait d'intensifier son engagement contre l'application de la peine de mort, notamment aux États-Unis, un pays d'obédience majoritairement chrétienne, d'autant plus que depuis 2018, le catéchisme de l'Église catholique affirme, à la lumière de l'Évangile, que la peine de mort est « inadmissible parce qu'elle est une atteinte à la dignité de la personne ».
Ceci dit, j'exprime aux membres de l'ACAT Luxembourg mes remerciements et mes félicitations sincères d'avoir accompli, au cours de ces quarante ans, un bon bout de chemin en solidarité avec les victimes des violations des droits humains dans le monde, en réminiscence de cette parole du Christ : « Chaque fois que vous l'avez fait à l'un de ces plus petits de mes frères, c'est à moi que vous l'avez fait » (Mt 25, 31-46).
Avec mes meilleurs vœux de prospérité pour l'avenir et ma prière fervente, quotidienne,
Roby Altmann
Patrick Byrne 1990 - 1994
Lorsque j’ai assumé la présidence de l’ACAT Luxembourg en mars 1990, succédant à Rosalie Freppel, notre jeune association — âgée de cinq ans — était déjà bien active et en pleine croissance : 98 membres, rapidement portés à 150. Une fois par mois, 20 à 30 membres se réunissaient, alternativement dans la paroisse protestante française ou dans la paroisse catholique européenne, pour réfléchir, échanger, prier et organiser les actions.
Nous avons alors cherché pendant plusieurs mois un local indépendant et plus accessible au public. Nous avons finalement installé notre bureau au 23 avenue Gaston Diderich, derrière la chapelle des jésuites, où il était également possible de tenir des réunions dans le même bâtiment.
Au-delà de l’engagement constant de nombreux membres, dès les débuts de l’ACAT, dans le travail lié aux appels urgents, je souhaite souligner quelques faits marquants de ces quatre années de notre association

Vigilance « prison » et « réfugiés »
Deux événements ont fait émerger le travail de vigilance au sein de l’ACAT dès 1990. D’une part, la dénonciation par l’association Info-Prison des conditions d’isolement extrême imposées à certains détenus de la prison de Schrassig. C’est dans ce contexte qu’est né le groupe vigilance-prison de l’ACAT, chargé de veiller au risque traitements inhumains en milieu carcéral, y compris parmi les mineurs du Centre socio-éducatif de Dreiborn. Ce fut le début d’une longue collaboration avec le tout nouveau Comité européen pour la prévention de la torture.
D’autre part, l’ACAT a répondu la même année à l’appel du Service Réfugiés de la Caritas pour mettre en place le Collectif Réfugiés (Lëtzebuerger Flüchtlingsrot), aux côtés de cinq autres associations, afin de mener des actions collectives visant à améliorer les conditions d’accueil des demandeurs d’aile.
Enfants disparus d’Argentine
Le groupe de travail consacré aux enfants « disparus » en Argentine et, plus largement, aux droits de l’enfant a été particulièrement actif. Son engagement a permis la venue au Luxembourg, en février 1992, de la présidente et de la vice-présidente des Grands-Mères de la Place de Mai, un moment très émouvant.
Peine de mort
La lutte contre la peine de mort constituait un axe important de travail : actions du groupe de travail mis en place à l’ACAT à partir de la campagne 1989-90 d’Amnesty International, correspondances de certains membres avec des condamnés à mort … En 1994, l’ACAT Luxembourg était chargée par la FIACAT d’organiser une campagne internationale « peine de mort » s’adressant aux Eglises des USA, qui serait lancée l’année suivante.
Événements grand public
En vue d’une sensibilisation plus large au combat contre la torture au Luxembourg, l’ACAT a organisé plusieurs événements grand public, y associant le monde artistique, notamment :
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la soirée du 20 janvier 1992 « Un temps fort pour les droits de l’homme » à l’église St Michel, avec conférence de Guy Aurenche, président de la FIACAT, et concert de la chorale Eurocantica,
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le spectacle du 22 janvier 1994 « Souffrance et Délivrance : Des artistes s’engagent pour les victimes de la torture », au profit du Behandlungszentrum für Folteropfer, Berlin. Salle comble à la Villa Louvigny.
Un rôle grandissant au sein de la FIACAT
La FIACAT a très vite pris une place importante dans les activités de l’ACAT Luxembourg durant cette période.
En 1990, les réunions mensuelles de nos membres ont permis un travail de réflexion sur la thématique de la première grande rencontre internationale des ACAT « Torture, Tortionnaires, Espérance chrétienne », tenue en octobre à Bâle. Sept délégués du Luxembourg y ont participé.
Un an plus tard, le Conseil international de la FIACAT se tenait à Luxembourg. La FIACAT comprenait alors 10 associations membres, toutes de pays occidentaux. Son visage devait se transformer dès l’année suivante, avec l’arrivée des ACAT africaines.
En septembre 1992, Michel Sigwarth et moi avons représenté l’ACAT Luxembourg à la première rencontre des ACAT en Afrique, à Cotonou (Bénin) — moment d’espoir pour six ACAT naissantes et pour de nombreux pays sortant de la dictature. Nous y avons transmis les messages de soutien du Premier ministre Jacques Santer, de la Présidente de la Chambre Erna Hennicot-Schoepges et de Mgr Fernand Franck, et signé un accord de jumelage avec l’ACAT Togo.
A partir de 1993, l’ACAT Luxembourg a également joué un rôle moteur dans la constitution du réseau des ACAT d’Europe, permettant de renforcer les actions conjointes, d’agir sur les politiques européennes en matière de droits humains et de soutenir les groupes naissants, notamment en Europe centrale et orientale.
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Paule de Marcillac 1994 -1998
Ma rencontre avec l’ACAT a été un moment décisif dans ma vie.
Découvrir la violence, l’horreur des traitements inhumains et dégradants infligés par des Etats …Pouvoir y mettre des mots pour mieux lutter….Exprimer ma révolte contre l’injustice par des actions non violentes …Vaincre mes peurs, découvrir les possibilités de la lutte, ses rouages, au sein d’une équipe bienveillante et inventive…
D’autres que moi décriront nos actions qui pendant ces quatre années de présidence se sont sans cesse renforcées en direction des victimes de la torture institutionnelle
Voila ce que j’ai vécu à l’Acat Luxembourg.
Catholique, j’y ai respiré enfin un œcuménisme riche et vivant qui ne m’a jamais quitté depuis, dans la réflexion et la recherche théologique.
Travailler en association est une belle école de vie.
Bernadette Jung 1998 -2005
L´ACAT Luxembourg, comme une trentaine d´ACATs par le monde, est une ONG œcuménique qui a pour mandat la lutte contre la torture, les traitements inhumain et dégradants et la peine de mort. Elle est soutenue dans son action par sa Fédération internationale, la FIACAT, qui coordonne les actions des ACATs et les représentent sur le plan international. Elle travaille aussi en concertation avec d’autres ONGs, dont Amnesty International, l´un de ses partenaires privilégiés.
Ses modes d´action sont :
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les actions urgentes en faveur des victimes de la torture et des condamnés à mort partout dans le monde,
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les campagnes de sensibilisation en réseau ACAT avec le soutien de la FIACAT, et souvent en concertation avec d’autres associations,
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les interventions auprès d’instances nationales régionales et internationales.
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la prière qui est au centre de l’action ACAT, une collaboration avec les Églises en particulier avec des temps liturgiques et de réflexion sur le respect de la dignité humaine

Les actions marquantes sous la présidence de Bernadette Jung (1998 et 2005)
se sont articulées sur un travail de vigilance, de « lanceur d’alerte, » au plan national dans deux domaines biens spécifiques : la rétention dans les lieux de détention et les conditions d’ accueil des demandeurs d’asile où des traitements inhumains et d´dégradants étaient constatés.
Les conditions de détention en milieu carcéral ont fait l’objet des préoccupations de l’ACAT dès le début de ses d’activités. Au fil du temps, L’ACAT a pu développer une relation de confiance avec la direction de la prison si bien que, dans durant de mon mandat elle était autorisée à rendre visite aux détenus qui en faisaient la demande. Ainsi l’ACAT a pu en alerter avec succès le Comité européen pour la prévention de la Torture (CPT) sur le cas d’un détenu en détention préventive, mis en isolement depuis 9 mois, alors qu’il n'y avait aucun danger de fuite ou de dissimulation de preuve de sa part. Le détenu retrouvait alors la liberté en attendant son procès.
La situation des mineurs en milieu fermé est un dossier qui a requis un engagement de l‘ACAT pendant près de 20 ans. A cette époque, les mineurs délinquants pouvaient être isolés dans une section spéciale du Centre pénitentiaire de Luxembourg (CPL), et les mineurs en difficulté pouvaient, à titre de sanction, être placés jusqu'à vingt jours en cellule d’isolement en centre éducatif.
L´ACAT dénonçait alors de telles pratiques au niveau national, régional et international.
Au niveau national avec l‘ association „Info Prison“ elle sensibilisait l´opinion publique en intervenant dans les médias .et interpellait les instances compétentes pour la protection de l'enfance.
Au niveau européen Elle alertait le « Comité Européen pour la Prévention de la Torture » (CPT) à plusieurs reprises, et le Commissaire aux Droits de l‘Homme.
Aux Nations Unies avec la FIACT, elle adressait des observations au Comité des Droits de l‘Enfant, et au Comité contre la Torture. Il a faudra encore plusieurs années pour que les autorités luxembourgeoises remédient aux « conditions inacceptables et inadaptées » d´isolement des mineurs signalisées par le CPT et le Comité des Droits de l´enfant.
En 1998 l’ACAT s'engageait déjà depuis près de 10 ans déjà pour La défense des droits fondamentaux des réfugiés au sein du « Collectif Réfugiés » aux côtés d’autres associations comme AI, L’Asti, l’ALNU Caritas. Outre la sensibilisation de l’opinion publique, elle suivait la politique d’asile en vue d’améliorer la réglementation et la pratique tant au plan national qu’européen.
La Commission consultative des Droits de l’Homme, dont j´étais membre au titre de l´ACAT, publiait dans son rapport 2003-2004 des observations et des recommandations sur les éloignements forcés. En son sein j’ai fait également partie du groupe de travail sur « les perquisitions « du 31 mars 2003, perquisitions menées avec un grande brutalité dans des lieux privés et associatifs soupçonnés de liens avec l’Islam radical. Ces opérations aboutissaient à l’arrestation de deux tunisiens qui étaient refoulés vers leur pays d l’origine et qui, dès leur retour à Tunis étaient incarcérés et torturés. Pour au moins une des perquisitions, l'Etat luxembourgeois a été condamné au civil à verser des dommages et intérêts.
Enfin je peux citer, à cette époque, une première rencontre des ACATs européennes à Luxembourg en vue de mutualiser nos modes de fonctionnement.
Bernadette Jung,
Berlin 14.11.2025

Monique Ruppert 2005-2008 & 2012 -2016
Membre de l’Acat depuis 1984 et membre du Conseil de 1985-2015 , j’ai pris la présidence de l'ACAT de 2005- 2008 et de 2012 à 2016, succédant ainsi à Bernadette Jung. Ce qui m'a motivé à assumer cette fonction, pourtant difficile, était, d'une part, la volonté de poursuivre notre engagement pour l'abolition de la torture, la lutte contre les mauvais traitements dans les lieux de détention et l'accompagnement des réfugiés.
Avec l'aide de Patrick et de Bernadette, nous avons pu continuer à établir des rapports pour le „Comité pour la prévention de la torture (CPT)“ et pour les Nations Unies. Pour cela, il était essentiel de rassembler des informations précises, de mener des entretiens dans divers ministères (Justice, Affaires étrangères, Ministère de la Famille, etc.), ainsi qu'avec le directeur des prisons et lors de visites auprès des détenus.
Un autre aspect clé de notre travail a été le rapprochement avec les églises chrétiennes et nos efforts pour les convaincre de rejoindre l'ACAT. Cette démarche a donné quelques résultats positifs, notamment la signature de la "Déclaration du Conseil des Églises chrétiennes au Luxembourg", le 10 décembre 2006, dans l'église Saint-Michel.
Les échanges avec la FiACAT et les autres sections européennes de l'ACAT ont également été importants pour mon travail. Ces rencontres annuelles, organisées dans différents pays européens, étaient l'occasion de partager des idées nouvelles et de renforcer notre collaboration. En 2006, notre ACAT a eu l'honneur de préparer et d'animer l'un de ces week-ends, avec enthousiasme et de nombreuses initiatives novatrices.
Un enrichissement considérable a été la rencontre de toutes ces personnes engagées dans le travail de notre mission, qu'il s'agisse de nos membres, des personnes impliquées dans nos réseaux ACAT ou dans le Collectif des réfugiés, ou encore des chrétiens des différentes communautés.
Je garde également un excellent souvenir de nos invités lors des conférences : Rebiya Kadeer, la présidente de l’organisation des Uigures en Exile, Guy Aurenche, un grand défendeur des Droits de l’homme et ancien président de la FiACAT, le président de l'association „ Iran Human Rights“, Mahmood Amiry-Moghaddam, ainsi que la projection du film „L’affaire Chebeaya, un crime d’Etat“ à l'Utopia, en présence du réalisateur Thierry Michel et sa femme. Le concert de la famille Byrne, "Crossing Borders", fait aussi partie des événements mémorables.
Le nombre de 269 appels urgents envoyés en 2005 témoigne de l'engagement de nos membres et de l'importance de leur mobilisation.
Le plus important moment de ma deuxième présidence de 2012-2016 est le lancement d’une pétition européenne intitulée : »On ne badine pas avec la torture ». Cette action, conçue comme un signal d'alarme pour l'Europe, a été lancée le 1er mai par ACAT Luxembourg, en coopération avec la Fédération internationale ACAT et plusieurs ACAT européens, et avec le soutien d'Amnesty International Luxembourg.
Par cette pétition, ACAT appelle le Conseil de l'UE, sous la présidence luxembourgeoise, à accorder aux efforts de promotion de la dignité humaine, et en particulier à la lutte contre la torture, la priorité absolue qu'ils méritent.
Le lundi 29 juin, deux jours avant le début de la présidence luxembourgeoise du Conseil de l'UE, une délégation d'ACAT a remis à M. Jean Olinger, directeur des affaires politiques au ministère des Affaires étrangères, sa pétition comportant 11 557 signatures, lui demandant de la transmettre au ministre luxembourgeois des Affaires étrangères et européennes, Jean Asselborn.
Cécile Thill, présidente de l’ACAT-Luxembourg de 2008 à 2012
Membre de l’ACAT-Luxembourg depuis mon arrivée au Luxembourg en 2002, bénévole active de 2002 à 2021, j’ai fait partie du Conseil d’administration de 2003 à 2018 et en ai assuré la présidence de 2008 à 2012.
Je garde de mes années d’engagement beaucoup de souvenirs très forts des rencontres, des manifestations, des actions de plaidoyer et de la vie de l’association. J’y ai fait la connaissance de personnes formidables et y ai énormément appris.Pendant mes années de présidence, j’ai été très épaulée par le Conseil et l’équipe de bénévoles actifs et dévoués. Je retiens en particulier deux temps forts de cette période :

- J’ai pris ma fonction au cours de la vaste campagne du Collectif Chine pour le respect des droits humains, en 2007-2008, à la veille des JO de Pékin. Je me souviens de la remise symbolique de la flamme olympique au ministre des Affaires étrangères de l’époque, Jean Asselborn, par la délégation du collectif qui comptait également les présidents d’Amnesty International Luxembourg, Les Amis du Tibet et CSI. C’était ma première mission officielle de représentation de l’ACAT ! (photo jointe : Délégation MAE Collectif Chine 11.04.2008)
- Les manifestations que nous avons organisées autour du 60ème anniversaire de la DUDH en novembre et décembre 2008 m’ont également marquée. D’une part, la veillée interreligieuse nous avait permis de rassembler les représentants des principales confessions présentes au Luxembourg et un important public autour d’une célébration artistique et spirituelle très émouvante. (photo jointe : Veillée interreligieuse 9.12.2008)
Toutefois, l’événement le plus important pour moi fut la visite du Père Michael Lapsley, venu d’Afrique du Sud pour nous parler de son engagement contre l’Apartheid et de la démarche de guérison des mémoires qu’il a fondée en 1998. Nous ne nous doutions pas alors de l’extraordinaire amitié et de la longue collaboration qui allait naitre de cette rencontre : naissance à un groupe de guérison des mémoires au sein de l’ACAT puis création d’une association indépendante en 2020, quand notre activité a pris de l’ampleur. Cette rencontre a changé ma vie et mon engagement, me poussant à une action plus concrète auprès des victimes. Depuis 2008, Michael Lapsley est revenu régulièrement au Luxembourg. Il y a formé une solide équipe de facilitateurs, nous permettant non seulement de faire bénéficier de sa remarquable méthode les habitants du Luxembourg et de la Grande Région, mais aussi de la diffuser dans le monde francophone (Québec et Afrique). C’est pour moi le prolongement naturel de mes années d’engagement au sein de l’ACAT. (photo jointe : Conférence Michael Lapsley 21.11.2008)

Marie-Christine Ries (2016-2018)
Was mich an der ACAT immer beeindruckt hat ist das Engagement der
afrikanischen ACAT Vereine für die Menschenrechte. Viele von denen haben
Gefahren auf sich genommen um zu handeln.
Mein persönliches Engagement für die ACAT hat in der Vigilance Gruppe
(Aufmerksamkeit für geschlossene Räume) angefangen. Die Menschenrechte
sind nichts Selbstverständliches und brauchen daher Schutz und Verbreitung.
Das Unterschreiben der Monatsappelle und das Beten für gefolterte
Menschen sowie für die, die die Folter ausüben sind wichtige Elemente
dieses Einsatzes.
Ich wünsche der ACAT für die Zukunft, dass der Einsatz für die
Menschenrechte und gegen die Folter in Zusammenarbeit mit Menschen
verschiedener Kulturen, Religionen und Altersgruppen weiter geht und
Frucht trägt.
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